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LA PUISSANCE DE BOMBES ATOMIQUES EN FACE DE QUÉBEC...

(Pierre Langlois, Ph. D. physicien,)

(Le Soleil, 7 novembre 2007)

Il suffit de dire que la quantité d'énergie contenue dans un gros méthanier moderne correspond à l'énergie de 60 à 100 bombes atomiques d'Hiroshima

La raison principale qui rend les méthaniers si dangereux est le fait que leur cargaison est un gaz à la température ambiante, et pas un liquide comme le pétrole. Pour transporter le gaz naturel, on doit le refroidir à 160 degrés Celcius sous zéro, et on le maintient à cette température dans de gros compartiments thermos. Or, un accident maritime ou un attentat terroriste peut ouvrir une brèche importante dans la coque du navire et laisser s'écouler le gaz naturel liquéfié, qui redevient alors gazeux rapidement. Le nuage qui se forme est beaucoup plus difficile à circonscrire qu'une nappe de pétrole.

Ce nuage peut être poussé par le vent à des kilomètres du méthanier, au dessus de Lévis ou de Québec. Si la nappe de gaz naturel liquéfié et ou le nuage de gaz naturel prennent en feu, la chaleur dégagée est infernale et peut brûler les gens au deuxième degré en moins de 40 secondes, à 1,5 kilomètre du brasier, seulement par les radiations infrarouges dégagées.

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RABASKA : UN RISQUE CONSIDÉRABLE

(Le Soleil, 5 novembre 2007)

Le port méthanier de Rabaska est «un projet dangereux à plusieurs points de vue», dit Jean- Claude Lasserre, que Le Journal de Montréal a joint chez lui à Lyon, en France.
«Ce site représente un risque considérable pour les résidants qui seront à proximité des réservoirs, mais aussi pour la voie maritime et les lignes de transport électrique qui seront proches du terminal», juge ce géographe français qui a aussi la nationalité canadienne.
Jean-Claude Lasserre n'est pas le premier venu en matière de navigation sur le fleuve Saint- Laurent. Il est le seul détenteur d'un doctorat sur la voie maritime de notre fleuve et a enseigné la géographie de 1966 à 1980 aux universités d'Ottawa et de
Montréal.
De son doctorat, il a tiré un livre, Le Saint-Laurent, grande porte de l'Amérique, publié aux éditions Hurtubise.


«Je connais parfaitement la voie maritime du Saint-Laurent et le choix de ce site, en face de Québec, m'apparaît tout à fait incompréhensible, autant pour la sécurité que pour l'économie nord-américaine en général», dit le géographe.


En France, dit-il, l'État a planifié de longue date l'implantation de terminaux méthaniers pour le transport du gaz naturel liquide.


«Les sites de Saint-Nazaire et de Fos-sur-Mer, sur la Méditerranée près de Marseille, sont à plusieurs kilomètres des milieux résidentiels, de telle sorte que si un jour, il y avait une catastrophe, les pertes humaines et les dégâts matériels seraient réduits au minimum. Ce n'est pas le cas à Lévis.»

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UNE NOUVELLE ETUDE AMERICAINE VIENT CONFIRMER, UNE FOIS DE PLUS, QUE LE PROJET RABASKA NA PAS SA PLACE DANS LEST DE LEVIS ! (15 mars 2007)

Les conclusions d’une étude menée pour le congrès américain par le Government Accountability Office (1), des personnes se trouvant à plus de 1,5km des lieux d’un accident intentionnel sur un méthanier pourraient être brûlées. L’Agence fédérale presse le Département de l’Énergie de mener de nouvelles études afin de bien comprendre les effets du GNL lors d’une fuite causée par un accident, qu’il soit intentionnel ou pas.  La plupart des experts consultés par l’Agence Fédérale concluent qu’un tel feu pourrait brûler des personnes se trouvant à environ 1 mille (1,6Km) selon, entre autre,  la dimension de la brèche et la force des vents.

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LÉVIS GARANTIT SES TAXES AVANT D’ASSURER LA SÉCURITÉ DE SES CITOYENS! ( Le 12 juillet 2006)

Il est impératif que la Ville de Lévis exige de Rabaska une «évaluation de risque exhaustive comprenant un plan de mesures d’urgence et un scénario d’intervention minute par minute complets» avant le début des audiences du BAPE et que les citoyens de Lévis en soient informés.

À deux occasions, le BAPE a recommandé un plan de mesure d’urgence et un scénario d’intervention dans le cadre de projets afférents au stockage et au transport de matière dangereuse. La Ville de Lévis n’a toujours pas exigé de tels documents de la part des promoteurs de Rabaska.

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LA SÉCURITÉ DES GENS QUI VOISINERAIENT AVEC UN TERMINAL MÉTHANIER (Le 4 février 2006)

Le promoteur du terminal méthanier Rabaska affirme qu’une société peut accepter qu’un accident arrive au maximum une fois en 10 000 ans. En quoi cette norme est-elle sécurisante? En effet, lorsque le promoteur parle d'une probabilité d'accident, il admet qu'un accident arrivera.

 

Afin de diluer le risque, la fausse question consiste à se demander, comme le promoteur le fait, quand l'accident arrivera. Le promoteur répond une fois dans 10 000 ans. Celui qui voisine le terminal doit comprendre que l'accident peut survenir demain matin comme dans 10 000 ans. Et si l'accident arrivait demain ou la semaine prochaine? Avec la réponse à la fausse question, le promoteur se dégage de ses responsabilités et met la population en danger.

 

La vraie question consiste à se demander quelles seront les conséquences de l'accident. La réponse doit alors porter sur les dommages irréversi