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Les gaz à effet de serre et le réchauffement climatique Deux gaz sont principalement responsable de l’effet de serre et engendrent le réchauffement climatique : le dioxyde de carbone (CO2) et le méthane (CH4). Le gaz ayant le plus grand effet est le CO2 en raison de quantité présente dans l’atmosphère et de sa production constante. Le projet Rabaska émettra des milliers de tonnes de CO2 annuellement et la distribution du gaz naturel est une des principale source d’émission de méthane. Rabaska aura donc pour effet d’augmenter les émissions de gaz à effet de serre du Québec ce qui rendra plus difficile l’atteinte des objectifs du Protocole de Kyoto. Émissions de gaz à effet de serre de Rabaska L’équivalent automobile Le projet Rabaska émettra 146 000 tonnes de gaz à effet de serre à Lévis par année lors du processus de vaporisation du GNL. Ceci équivaut aux émissions de 38 450 voitures uniquement à Lévis! Si on considère le processus à partir de sa source, Rabaska produira autant de GES que 185 500 automobiles et peut être plus et ce uniquement pour le transport du gaz naturel. D’après une étude sur la qualité de l’air faite par la ville de Vallejo en 2003, les activités au port méthanier ( méthanier, remorqueurs, garde-côtière, pompes, au Québec il faudrait ajouter les brise-glaces) seraient plus polluantes que la vaporisation tout en étant aussi productrices de GES. Le promoteur n’en a pas parlé, bien sûr. (Notez que projet de port méthanier à Vallejo a été abandonné.) En ajoutant les émissions dues à la combustion du gaz naturel, les émissions totales de GES équivaudront à plus de 3 300 000 automobiles! C’est cinq fois plus que le projet abandonné de la centrale au gaz du Suroît. Comparaison avec le Suroît La centrale du Suroît aurait émise entre 2 170 000 et 2 450 000 T de GES et aurait brûlé 1 130 000 000 m3 de GN. Rabaska importera 5 760 000 000 m3 de gaz naturel. Soit l’équivalent de 5.1 centrales du Suroît. Le défi d’un tonne Aujourd’hui le gouvernement nous demande de relever le défi d’éliminer une tonne de GES par citoyen. Avec Rabaska, les lévisiens auront à réduire leurs émissions de GES de 2,2 tonnes pour contribuer à atteindre l’objectif de Kyoto. À moins que ce soit à quelqu’un d’autre de faire l’effort que les gens de Lévis ne feront pas. Remplacement du bunker par le gaz naturel L’argumentaire de Gaz Métro disant que Rabaska remplacera le bunker ne tient pas puisque le mazout lourd et les autres huiles utilisées comme source d’énergie par l’industrie sont des sous produits du raffinage du pétrole. Les pétrolières doivent écouler ces produits où les raffiner davantage ce qui nécessite plus d’énergie et génère plus de GES. Les mécanismes de l’économie font en sorte que les huiles sont plus économiques que le gaz naturel en raison de leur abondance relative sur le marché. Si Rabaska réussit à réduire le prix du gaz naturel, les pétrolières réduiront elles aussi leur prix pour conserver leur part de marché, c’est une évidence! Rabaska ne fera qu’augmenter les émissions de GES et l’enjeux actuel est de réduire le plus possible l’impact du réchauffement climatique et la seule façon d’y parvenir, c’est de réduire les émissions à la source. |
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