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Le paysage du secteur est de Lévis représente 135 millions de dollars (Le 13 juin 2006) |
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Le paysage du secteur de Rabaska représente 135 millions de dollars de recettes chaque année, selon l’étude des impacts du projet Rabaska publiée par la firme INART (Institut nord-américain en tourisme inc) en mars 2006. La valeur économique du paysage dépasse les revenus promis par Rabaska! «En 2004, les dépenses touristiques dans la région de Québec s’élevaient à 1,48 milliard de dollars. Parmi les éléments les plus motivateurs de la région, l’aspect historique est retenu par 67 % des touristes et l’aspect paysage par 54 %. Il est évident, par ce pourcentage, que le paysage constitue un facteur attractif de premier plan.» L’étude évalue que le paysage de la région rapporte 700 millions de recettes touristiques à chaque année. «Le paysage du secteur Rabaska compte pour 19,3 % de tout le paysage régional et sa valeur économique touristique représente alors une somme de 135 millions de dollars En d’autres termes, cette portion de territoire, comme composante du produit touristique de la région, contribue à générer 135 millions de dollars de recettes chaque année.» En résumé, considéré dans son ensemble et dans une perspective à long terme, la richesse touristique et historique du littoral sud-est de Lévis possède une valeur esthétique dont les conséquences économiques dépassent largement les revenus directs (encore plus indirects) que peut procurer un port méthanier dont les bénéfices sont partagés substantiellement avec des entreprises étrangères (France et Saskatchewan). L’impact du projet Rabaska «Sous l’angle touristique, il est inadmissible, dans le contexte d’un développement durable, de permettre la diminution de la valeur d’un paysage et encore plus lorsque cette détérioration risque de s’accentuer. En effet, le problème réside davantage du fait que le port méthanier est susceptible de se développer dans la mesure où la demande en gaz naturel est croissante. À cet égard…il est à prévoir que le nombre de réservoirs et les installations portuaires iront en augmentant au risque de dénaturer davantage le paysage côtier lévisien et régional dont la valeur touristique et historique n’est plus à démontrer. Dans cette perspective l’expansion portuaire nous semble inévitable et la valeur touristique du paysage tomberait alors dans la catégorie médiocre, une situation inacceptable pour l’industrie touristique régionale.» «La présence d’un port méthanier constituerait, à notre avis, l’amorce de la disparition d’une portion du paysage touristique et patrimonial qui, jusqu’ici, a constitué l’élément moteur du tourisme régional et cela pour laisser place à des aménagements portuaires…» Il ne faut pas compromettre la plus importante industrie de la région. «Il serait présomptueux, voire même irréfléchi de compromettre une telle richesse alors qu’il est possible de localiser le port dans un endroit convenable tout en préservant la plus importante industrie de la région, celle du tourisme. Il faut bien comprendre que l’industrie touristique dépend largement de la qualité du paysage et des valeurs culturelles d’un milieu et ces valeurs sont le résultat de l’évolution de plusieurs siècles et sont définitivement fixées dans l’espace; on ne peut pas les construire ni les déplacer comme on peut le faire avec toute autre entreprise.» Source : «Analyse du paysage touristique et historique, Projet Rabaska», Institut nord-américain en tourisme inc., mars 2006. L’étude est disponible sur le site de l’Agence canadienne d’évaluation environnementale : http://www.ceaa-acee.gc.ca/050/documents_staticpost/ceaaref_3971/R-0081.pdf |
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