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Le projet Rabaska: un bel éléphant «bleu» ( 10 juillet 2007) |
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Malgré le débat suscité par le projet Rabaska et les oppositions marquées de groupes de citoyens à son implantation près de la Pointe-de-la-Martinière dans la région de Québec, bien peu de questions ont trouvé réponse dans la toute récente décision du BAPE d'autoriser Rabaska. C'est notamment le cas de la pertinence énergétique du projet. Rabaska constitue-t-il un projet énergétiquement nécessaire, ou même simplement intéressant, pour le Québec? Le projet Rabaska ne répond à aucun impératif énergétique puisque, contre toute logique, il nous faudrait accroître la consommation de gaz au Québec pour en justifier l'approvisionnement. |
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Les navires de croisière fuiront-ils Québec à la venue d'un port méthanier? (18 novembre 2006) Un ex-directeur régional de la sécurité maritime de Transports Canada pose cette question très pertinente au bon moment. En effet, dans une lettre à divers journaux, il publiait son questionnement : «Quel sera l'impact réel sur les navires de croisière à la venue d'un port méthanier? Fuiront-ils le Québec advenant un incident ou un accident maritime impliquant un méthanier? Je crois que ce sont des questions drôlement cruciales pour toute l'industrie touristique. Ne serait-il pas moins catastrophique, du point de vue économique pour la région, de répondre à ses questions avant l'implantation du terminal méthanier plutôt que de voir fuir l'industrie des croisières après son implantation?» |
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La sécurité énergétique du Canada menacée, (novembre 2006) En signant l’ALÉNA, le Canada s’engageait à exporter aux États-Unis la même proportion de l’approvisionnement total de ses ressources énergétiques, même en cas de pénurie et même aux dépens des besoins des Canadiens. Toutes les importations étant comprises dans cet approvisionnement total, non seulement il est faux de prétendre que les terminaux méthaniers assureraient la sécurité énergétique des provinces qui les accueilleraient, mais ils mettraient en péril la sécurité énergétique du pays. |
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Le port méthanier de Rabaska représente un risque pour l’économie du Québec, . (26 juin 2006) Les 7 000 navires qui se dirigent vers les ports en amont de Lévis devront traverser une zone de port méthanier logée en plein milieu du chenal maritime du St-Laurent. Le port méthanier de Rabaska combiné au nombre croissant de navires, à la géographie du fleuve et à l’accroissement de la taille des navires placent le trafic maritime du fleuve St-Laurent en situation de très grande vulnérabilité. Le non respect des lignes directrices de «Society of International Gas Tanker and Terminal Operators» risque d’hypothéquer à long terme le développement du transport maritime et des installations portuaires en amont de Lévis. |
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Bémols sur le formidable impact économique régional «Contrairement également à ce qui à été initialement véhiculé par les intervenants économiques régionaux, je suis loin d’être assuré que le terminal méthanier proposé entraînera dans son sillage une multitude d’entreprises satellites ( le mirage des «industries du froid») Un terminal méthanier, ce n’est pas autre chose qu’un vecteur de transport d’énergie d’un point géographique à un autre, une ligne Hertel-les-Cantons» du gaz . |
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L’exemple de Saint-Nicolas Cette partie ouest de Lévis a son gazoduc depuis plusieurs années. Pourtant, les quantités mètres cubes de gaz qui y ont transité n’ont pas apporté de formidables retombées économiques régionales. De la même façon, le port méthanier ne fera que remplacer le gaz qui venait de l’Alberta. Le gaz de Raba$ka partira de Lévis par le même vieux gazoduc pour alimenter le sud du Québec et de l’Ontario et probablement le nord-est des États-Unis. Le port de Lévis n’est qu’un lieu de transition comme la ligne d’Hydro qui traverse Lévis. Pour si peu d’évidences concrètes, les citoyens ne doivent pas laisser détruire leur milieu de vie. |
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Structuration et déstructuration d’une région On sait qu’un projet peut être structurant d’un certain point de vue et devenir déstructurant d’un autre. Depuis 1992 (Plan d’urbanisme Lévis 1992), la Ville de Lévis dit aux acheteurs de terrains que le territoire compris entre la pointe De la Martinière et la limite est de Lévis est voué au résidentiel entre le fleuve et la 132 et à l’agriculture entre la route 132 et l’autoroute 20. C’est important de s’en rappeler car le zonage et les grandes affectations de territoire constituent des éléments déterminants permettant d’anticiper ce qui va se produire dans 15 ou 20 ans . Par conséquent, il y a eu les développements des rues de Vitré, du Domaine des Pêches, De la Martinière, auxquels s’ajoutent de nombreuses résidences luxueuses qui s’étalent dans le territoire entre la route 132 et le bord du fleuve. La venue d’un port méthanier freinera le développement immobilier amorcé depuis quelques années dans le voisinage visé par le projet. Les conséquences peuvent être très importantes, quand on sait que le territoire avoisinant les installations du projet de port peut accueillir environ 2000 unités de logement selon les estimés de Jean-Claude Bouchard, conseiller de la Ville de Lévis. Alors, cela représente des pertes de futures taxes. On peut comparer l’évaluation imposable de ces maisons à celle du projet Raba$ka. Donc, si on projette 2000 unités à 120 000$ par unité en moyenne, nous obtenons 240 millions d'évaluation imposable. Or, Raba$ka représente 310 millions d'évaluation imposable industrielle pour 7 millions de revenus de taxes. On peut douter de ce montant. Voir L’illusion des taxes à cet effet. Un développement résidentiel sur la base de 2000 unités réparti sur plusieurs années contribuerait à long terme à autant de revenus que Rabaska . Il faut aussi ajouter aux taxes payées par les que 2 000 unités résidentielles leurs dépenses quotidiennes. Elles produiraient beaucoup plus de retombées économiques à Lévis (écoles, épiceries, rénovation, vêtements…) que les quelques dizaines d’emplois permanents annoncés par Rabaska. C’est aussi cela un projet de port méthanier en termes de manque à gagner économique. |