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Mythe: Développer la filière gaz naturel crée des  emplois

 

Réalité : La réalisation d'un terminal méthanier créera quelques centaines d’emplois à plein temps pendant la construction pour une courte période et, à long terme, seulement quelques douzaines des postes fortement spécialisés.  La plupart des autres emplois associées au GNL sont situés à l'étranger, là où le gaz est extrait de la terre.  Par contre, aux États-Unis, on observe que l'énergie renouvelable crée beaucoup plus d'emplois permanents.  Selon une étude de 2002 réalisée par Cal-PIRG, l'industrie éolienne fournit sept fois plus d’emplois domestiques que l'industrie de gaz par mégawatt produit; les technologies solaires deux fois autant; enfin la production d’énergie géothermique en génère 11 fois plus. (traduction libre de Myth: Developing LNG will create jobs.

Source : Ratepayers for Affordable, Clean Energy,  www.pacificenvironment.org

 

Emplois par mètres carrés de terrain
Lors du Conseil de ville du 18 avril, Jean-Claude Bouchard, conseiller, apprenait aux citoyens présents que le projet de Rabaska, afin de créer quelques 50 à 70 emplois permanents gelait un terrain 3 fois la grandeur de celui du parc industriel de Lauzon qui abrite environ 1500 emplois permanents! Il faut comprendre par terrain l’environnement immédiat des installations du port méthanier où des entreprises non reliées au gaz trouveraient inappropriés de s’y installer.

Par conséquent, les citoyens de Lévis peuvent raisonnablement douter de l'efficacité d'un port méthanier en matière de l'utilisation de notre territoire afin de créer des emplois.

Emplois pour qui et où?

«Quel aura été, à terme, l’apport de ce  projet auprès des entreprises régionales? La question posée au porte-parole de  Gaz de France membre du consortium, entraîne invariablement le même aveu : il est hors de question que les navires transporteurs puissent être construits ici ( Davie), supposément en raison d’exigences hautement technologiques, idem pour les bras de déchargement et les équipements de gazéification.

 

Que reste-t-il pour cette ressource humaine québécoise qui fait actuellement ses preuves dans la conception et la fabrication des meilleurs avions de ligne au monde? Selon le prospectus Rabaska, il reste la soudure, les routes d’accès, le pavage, la pose des clôtures, des conduites électriques, le paysagement, le gardiennage, etc.  En somme un nombre relativement limité d’emplois de niveau professionnel : sur les 20 types d’emplois que Raba$ka range dans la catégorie d’emplois professionnels, 18 sont en réalité des emplois de techniciens.

 

Les ressources hautement qualifiées auxquelles les entreprises font appel pour la réalisation de ces chantiers, proviendraient pour l’essentiel des USA. Elles font partie d’équipes extrêmement mobiles et ne partagent surtout pas leur savoir.»

Pierre Paul Sénéchal, ex-conseiller socio-économique, Gouvernement du Québec

 

Mise en péril des emplois reliés à la vocation récréo-touristique de cette région.

On peut logiquement supposer que des commerces dont la vocation n’est pas compatible avec un site industrio-portuaire risquent de péricliter et de devoir congédier du monde. En effet, il faut reconnaître que les touristes se rendent rarement visiter des installations industrielles lors de leur séjour dans une région.