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RABASKA S’ACHARNE À ENVAHIR L’EST DE LÉVIS

AVEC UNE ABSENCE TOTALE DE RESPECT ENVERS LA POPULATION. 

(Le 19 mars 2006)

 

Rabaska se présente au peuple drapé de vertu et bafoue la démocratie!

 

Rabaska s’habille de vertu.

 

« ON NE FORCERA JAMAIS NOTRE PROJET SUR LA POPULATION “ Cette phrase-clé, les promoteurs de Rabaska l’ont pourtant répétée à qui voulait l‘entendre :

 

le 23 novembre 04, au Télé-journal de Radio-Canada, Bernard Derome annonçait : “Gaz Métro se dit prêt à laisser tomber son projet de port méthanier dans la région de Lévis, si la population de Beaumont le rejette par référendum… » « Si vous n’avez pas l’accueil des municipalités, vous ne forcez pas une décision de ce type-là. » (Robert Tessier, président de Gaz Métro, RDI, 23 novembre 2004).

 

Le 27 octobre 2004, le Financial Post rapportait aussi ces paroles de M. Pat Daniels, président d’Enbridge : « Rabaska ne se poursuivra pas, s’il ne peut obtenir le support de la communauté ».

 

Puis, en février 2005 : « On ne forcera jamais notre projet sur la population » martelait Glenn Kelly, directeur de Rabaska, à chacune des trois présentations publiques de son projet qu’il donna à Lévis.

 

Rabaska bafoue la démocratie

 

La population concernée par Rabaska s’est clairement prononcée contre le projet Rabaska à plusieurs reprises invitant les promoteurs à retirer leur projet. Pourtant, comme un rouleau compresseur, le projet Rabaska continue à être mis de l’avant par ses promoteurs, démontrant ainsi une absence totale de responsabilité sociale. Voyons comment Rabaska bafoue sa parole et les citoyens concernés :

 

Octobre 2004, le Conseil municipal de Lévis adopte avec une forte majorité une résolution fermant la porte à Rabaska sur son territoire.

 

Novembre 2004, le Conseil municipal de St-Laurent, Île d’Orléans, adopte à l’unanimité une résolution démontrant de façon formelle son opposition au projet Rabaska.

 

Décembre 2004, à Beaumont, par voie de référendum, les citoyens se prononcent contre le projet Rabaska à 72 %. 

 

Décembre 2004, le soir même du référendum de déc. 2004, Rabaska choisissait de s’installer à environ 400 mètres des limites de Beaumont, dans l’est de Lévis.

 

À l’hiver 2005, les promoteurs, lourds de leurs milliards, rencontrent en groupe ou en privé avec chaque conseiller de Lévis. Alors, au printemps 2005, Lévis adopte ouvre la porte à Rabaska.

 

Mars et juin 2005, lors de deux recensements réalisés respectivement dans un rayon de 2km et de 5 km autour des éventuelles installations de Rabaska, c’est respectivement 78 % et 70 % de la population qui s’oppose au projet.

 

Octobre 2005, 400 personnes marchent contre le projet Rabaska. Le journal Le peuple titre en première page « Dehors Rabaska ». Rabaska continue son projet malgré l’opposition de plus en plus manifeste.

 

Décembre 2005, afin de faire respecter le droit de ses citoyens à un environnement sain et sécuritaire, la municipalité de Beaumont adopte le règlement 523, lequel interdit entre autres l’entreposage de produits dangereux sur son territoire et jusqu’à 1 kilomètre des limites de celui-ci. 

 

Décembre 2005, les promoteurs du terminal Rabaska, en occurrence Gaz Métro, Gaz de France et Enbridge, forts de leurs 77 milliards $ d’actifs, répliquent en menaçant de poursuivre la petite municipalité de Beaumont devant les tribunaux.

 

Février 2006, «L’Association de l’Île d’Orléans contre le port méthanier» dépose devant le Conseil municipal de Ste-Pétronille une pétition dont les signatures représentent plus de 70% de la population et qui s’oppose à l’implantation de ce terminal méthanier situé juste en face de l`Île d’Orléans.

 

Février 2006, dans le but évident de tromper et d’influencer l’opinion publique, Rabaska commande des sondages après chacune de ses coûteuses offensives publicitaires : le dernier en liste, celui de février 2006, fut mené auprès de 400 Lévisiens choisis sur toute l’étendue du territoire de Lévis, long de 40 kilomètres et dont la population est de 126 000 habitants. 70 % des personnes questionnées se seraient alors prononcées favorables à Rabaska. Rappelons-nous que Rabaska projette de construire son terminal à quelques centaines de mètres des limites Est de Lévis.

 

Février 2006, la société en commandite Rabaska énonce une contrevérité en affirmant s’installer dans une zone «industrialo-portuaire» et «agrico-industrielle» alors que le plan de zonage de Lévis dit que cette zone est résidentielle et agricole. De toute évidence, elle chercherait à influencer l’opinion publique par une tromperie. De plus, cette société ferait une entorse à la loi en déposant ses études d’impact tout en ne respectant pas le zonage de la Ville de Lévis et le règlement 523 de la municipalité de Beaumont.  

 

Malgré ses belles paroles, Rabaska s’acharne à envahir l’est de Lévis avec une absence totale de respect envers la population.