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DANGER! 32 KM DE LA VOIE NAVIGABLE DU FLEUVE N’A QUE 305 MÈTRES DE LARGE POUR UN MÉTHANIER DE 300 MÈTRES DE LONG! ( Le 15 mai 2006) |
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Pour atteindre le terminal proposé à Lévis, le méthanier devra obligatoirement emprunter le chenal de la traverse nord qui s'étend sur une distance approximative d'environ 32 kilomètres, soit de Pointe d'Alliance à Saint-Jean, île d'Orléans. La dimension de la traverse nord n'est que de 305 mètres de large et 12,5 mètres de profondeur à marée basse. De par les dimensions imposantes de son gabarit (environ 300 mètres de longueur sur 43 mètres de largeur sur 12 mètres de profondeur), le méthanier ne peut faire demi-tour après avoir amorcé sa manoeuvre dans cette partie du chenal. Tenant compte des statistiques du Bureau de la sécurité des transports (BST) sur les échouements attribuables à des troubles techniques, nous sommes en droit de nous poser les questions suivantes : · advenant un trouble technique, qu'arriverait-il si le méthanier s'échoue avec ou sans brèche à la coque intérieure ? · Combien de temps pour décharger le navire ? · Combien de temps pour renflouer le navire ? · Sa cargaison étant composée de liquide cryogénique à - 160 degrés Celsius, il serait alors impossible d'utiliser un autre type de navire qu'un méthanier pour effectuer le transbordement, donc deux méthaniers dans un chenal de 305 mètres ? · Combien de temps avant l'arrivée de l'autre méthanier probablement en provenance d'Europe ou des États-Unis ? · Comment allons-nous transférer le liquide cryogénique de navire à navire en plus de composer avec les marées, les glaces et ceci, sans accuser de délais ? Dans une telle éventualité, n'est-ce pas inquiétant d'imaginer que la voie maritime pourrait être paralysée pendant une longue durée et qu'une partie de la population de l'île d'Orléans devrait probablement être évacuée… Denis Latrémouille. |