|
Accueil |
|
À vous d’agir |
|
Gens d’ici |
|
Économie |
|
Social |
|
GES |

|
Plantes menacées par Rabaska |

|
Plantes menacées à vendre (Le vendredi 30 mars 2007) |
|
The Associated Press, dans un journal de San Diego (The Mercury News), nous apprend le 13 mars 2007, que Chevron abandonne un projet de terminal méthanier de 650 millions $US… mettant fin à une bataille de quatre ans avec des environnementalistes. Ces derniers défendaient des plantes fragiles, des mammifères marins et des sites fréquentés par des oiseaux. Ça se passe en Californie! Il semble qu’au plan de la conscience écologique, ce soit à quelques années-lumière d’ici. Car presque en même temps (9 mars), au Québec, en réponse à une question des Commissaires du Bape sur Rabaska (cote DQ73 et DQ73-1, site du Bape), le ministère de l’Environnement du Québec, confirme que "La Loi sur les espèces menacées ou vulnérables possède une certaine flexibilité et permet […] diverses mesures d’atténuation ou de compensation: […], acquisition de milieux de valeur écologique équivalente pour compenser, s’il y a lieu, la perte d’habitat favorable, don à un organisme de conservation pour aider à la réalisation de projets de conservation ciblant les espèces concernées, etc.". Ça pourrait s’intituler: "Plantes menacées à vendre"! C’est clair qu’acquérir un milieu de valeur écologique équivalente, ne crée pas un nouveau milieu qui compenserait le milieu perdu. Une plante menacée a besoin de tous les habitats existants qui lui sont favorables pour continuer à survivre. Et souvent ces habitats sont eux-mêmes rares et impossibles à recréer. Faire un don à un organisme de conservation? Ça permet de protéger des habitats, à titre de propriété privée, oui, mais ça place ces organismes dans une drôle de situation. Leur absence dans le débat sur Rabaska s’explique: ils ont un intérêt financier à ce que des projets destructeurs de plantes menacées voient le jour! Combien Rabaska est-il prêt à verser à ces organismes pour jouir de la "flexibilité" de la Loi sur les espèces menacées ou vulnérables? Je rappelle que la plate-forme riveraine de Rabaska se situe sur un site favorable à au moins 7 espèces menacées ou vulnérables qui y furent observées… ce qui est exceptionnel. Deux d’entre elles, la gentiane de victorin et la cicutaire de victorin, jouissent du statut légal de protection le plus élevé. Ce ne sont pas des plantes rares, mais des plantes extrêmement rares. Sur la planète, elles croissent seulement au Québec. Leur habitat n’occupe, dans la zone des marées d’eau douce du Saint-Laurent, qu’un maigre 2 km2… un habitat impossible à recréer ailleurs.
À ce sujet consultez le mémoire de la docteure Lamoureux déposé au Bape en février 2007. |